Batlik - Vu Par Bulle

Batlik Vu Par Bulle: Actus, Photos, Paroles, Vidéos... BATLIK a des choses à nous dire et il les dit bien…

21 août 2006

La Catherine

Elle ne va sur ses 20 ans,

Mais semble mieux connaître les hommes

Qu’une femme de mille amants.

Son cortège de prétendants

S’agrandit de ville en ville

Et de temps en temps.

Elle se penche,

Vers un de ceux qui l’aime,

Et en baissant les yeux

Lui murmure à l’oreille :

« C’est toi celui pour qui je saigne,

Celui dont la vie se mélange à la mienne. »


C’est la Catherine de Jules, de Jim,

La femme du boulanger l’angoisse du prisonnier.

Celle pour qui la retenue n’a plus de place.

Quand il s’agit d’amour

De types en types, elle passe.

Elle se voit

Comme une enfant,

Remplie de naïveté

Et de bons sentiments. evacl2

Mais derrière ses voiles

De cotons,

Se cachent des arguments

A faire se soulever les nations.

Pour allonger la liste

Tous les moyens sont bons,

Du clin d’œil furtif

Jusqu’au travail de fond,

Des amis des amis

Jusqu’aux amis des petits amis,

Beaucoup regrettent d’avoir dit oui.

A qui ?

A la Catherine de Jules, de Jim,

La femme du boulanger l’angoisse du prisonnier.

Celle pour qui la retenue n’a plus de sens.

Quand il s’agit d’amour

De types en types, elle danse.


Chacun a ses propres faiblesses,

Du visage de madone

Jusqu’à la paire de fesses.

Mais savoir plaire

C’est savoir deviner,

Ce qui plait à celui

Que l’on veut bouleverser.

Alors quand on veut séduire

L’assistance entière,

Mieux vaut se munir

D’un petit cœur de pierre.

Faut pouvoir gérer

Tous ces amants blessés,

Et savoir encaisser

Les coups des autres vexés.

Comme

C’est la Catherine de Jules, de Jim,

La femme du boulanger l’angoisse du prisonnier.

Celle pour qui la retenue n’a plus de sens.

Quand il s’agit d’amour

De types en types, elle danse.


Après 40 ans

D’amours de pacotille,

Et les yeux grands ouverts

Devant les amants de sa fille.

Il lui faudra comprendre

Que les années passées,

Tout ce que l’on demande

C’est juste un peu de respect.

Mais sa vie la suit

Et ses histoires aussi,

Mieux vaut réfléchir

Avant de jouer à faire souffrir.

Comme c’est triste

De détours en détours,

D’avoir à éviter

Ceux qui vous considèrent toujours…


Comme la Catherine de Jules, de Jim,

La femme du boulanger l’angoisse du prisonnier.

Celle pour qui la retenue n’a plus de sens.

Quand il s’agit d’amour

De types en types, elle danse.


Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, Chant



07 juillet 2006

Le songe

Les yeux grands ouverts

Et les deux pieds sur terre

J’avais conquis

Le bord du trottoir.

Une madeleine en main

Et le sourire éteint

Je me suis retrouvé

10 ans plus tard mais

Comme tout devient

Soudain tellement plus dur

Lorsque l’on sait

Ce que l’on voudrait devenir.

Surtout pour ceux

Qui n’aiment ni l’aventure

Ni les changements d’avenir.

J’écoutais

Les gens parler

Et rire autour.

Nous étions parents heureux,

Comblés et riches,

En amour mais

De la petite cuisine

Sortait une odeur d’épices.

Qui a fait monter les larmes,

Aux yeux d’Anaïs.

J’avais réussi à me séparer

De tous mes vices.

Fini les histoires à tomber par terre

Et terminé

Le chef aux grands airs.

Bien résolu

A ne plus jamais souffrir

Même pour la plus jolie

Des ottomanes.

Bien résolu

A ne plus jamais confondre

Meilleurs amis

Et employés jetables.

Comme pour dire rever

Tu vois que ce que tu désires

Les sourires se sont tournés

Vers moi.

Leurs paires d’yeux fixées

Sur mon regard baissé

J’ai tout de suite voulu

Expliquer, pourquoi.

Mais j’avais beau crier

Toute ma sincérité,

Après chaque mot,

Quelqu’un disparaissait,

Laissant sur moi

Une petite marque blanche

Pour chacune

De mes offenses.

Comme pour des frères,

On aurait du mal à nous défaire.

À rendre jaloux les couples les plus fous,

A rendre furieux les ambitieux.

Sans même une envie de plaire,

Naturellement, instinctivement sincère,

Je les regarde du haut de la tête

Jusqu’aux semelles

En espérant qu’un mauvais coup du sort,

Ne s’en mêle.

Comme pour des frères…

Comme pour des frères…

Comme pour des frères…

Comme pour des frères

Les yeux grands ouverts

Sur mon trottoir désert

J’ai vu s’avancer un ange ahuri.

En arrivant sur moi

Il m’a demandé comme ça :

« Cousin, c’est quoi ton souci ? »

C’est si troublant

D’avoir de si bons compères

Et tellement dur

De ne pas savoir quoi faire.

C’est ce que j’entends

A chaque fois que je descends.

Vous l’avez cherchée

L’individualité.

Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, Chant

J M Pelatan : Basse, Guitare électrique

30 juin 2006

Des coups de chevalière

T’en menais plus large

Tout à l’heure.

En gueulant comme un berger allemand

Gueule sur un facteur.

Bien sûr que les gens t’écoutent.

Parce que les gens redoutent

Tes coups de chevalière,

Sur leurs arcades sourcilières.

T’en mène moins large

Maintenant que te voilà devant

Batkus Ivanowitch

Lutteur Russo-Allemand.

116 kilos l’hiver

Et 114 au printemps,

Au jeu du corps à corps,

On trouve toujours plus fort.


Il me semblait que tu riais,

Tout à l’heure,

Escorté par ton grand garde du corps

Aussi grand que ton courage est mort.

À force de traîner avec lui,

Pas après pas,

Quand c’est toi qui te grattes le cul

C’est lui qui sent ses doigts.


T’en mène moins large maintenant que

Te voilà tout seul.

On est jamais si bien servi

Que par soi même.

Dire que tu trembles devant moi

Alors que tu me casserais d’un seul doigt.

Ta protection rapprochée

A fait de toi une poupée.


Et quand mon petit cousin me demande

Comment faire,

Pour arriver à se faire respecter

Sans muscles et sans liquidités ?

Je lui dis que le verbe respecter

Rime avec le mot plaire.

Tous ceux qui cherchent trop à plaire

Finissent par être détestés.


Batlik (Batlik 2004 « à brûle pourpoint »)

Batlik : Guitare, Chant, Chœurs

J M Pelatan : Basse

26 juin 2006

Comme tout le monde

Comme j’avais senti
Que des années d’études ce n’était pas assez
Pour espérer appliquer ce qu’on m’avait enseigné.
J’ai pris les devants,
Epaulé patiemment par deux cousins d’avant.
Trois équilibristes, sur une société,
Voient leurs responsabilités s’illimiter.
On en avait, soi-disant pour 100 ans
A en croire les promesses des gens.
Mais promesse du lundi ne tient qu’un instant.
Le lundi suivant tu l’as dans les dents.

Comme j’avais envie, d’avoir les yeux partout,
Et les autres, en dessous,
N’avaient qu’à proposer
C’est moi qui décidais.
J’ai pris la gérance,
Plus par ambition que par manque de confiance.
Un carriériste dans une société,
Ne sait plus reconnaître les amis des associés.
On en aurait eu encore pour 100 ans
A en croire nos rapports d’avant.
Mais qu’est ce qu’ils pouvaient faire face à un confrère
Qui se mettait soudain à jouer les petits tortionnaires.

Pour ceux qui se demandent
Et pour ceux qui me demandent,
Voilà pourquoi il ne suffit pas.
De pouvoir vouloir ou de vouloir pouvoir,
Faire ce qu’on veut de ses 10 doigts.


Comme j’avais senti,
Que la bonne humeur n’était plus au goût du jour
Et que d’heure, en heure, le capital tournait court.
J’ai pris ma fierté,
Je l’ai posée par terre et je l’ai foulée du pied.
3 équilibristes, de nouveau réunis,
Dans leur société mettent toute leur énergie.
On s’est introduit doucement dans le milieu du disque,
«Regarde, c’est beau y’ a Madonna sur les murs ».
On a pris des rendez-vous et on a pris des risques.
Poireauter 50 minutes avec un standardiste, c’est dur.

Comme aucun de nous,
N’avait suivi d’études en comptabilité
Et que « Société » rime avec « Légalité »…
Par peur du Shérif,
On a choisi un comptable qui a choisi ses tarifs.
Une ponction par ci, comme une ponction par là,
Sans se préoccuper de ce qu’on gagne chaque mois.
Les petites entreprises enrayent la crise,
Tout dépend ce qu’on entend par petite entreprise.
Si tu veux marcher rapporte des mille et des cents,
Rapporte que des cent et on te cassera avant.


Pour ceux qui se demandent
Et pour ceux qui me demandent,
Voilà pourquoi il ne suffit pas.
De pouvoir vouloir ou de vouloir pouvoir,
Faire ce qu’on veut de ses 10 doigts.


Comme j’avais besoin
D’argent comptant pour mes futurs enfants,
Et de quelques billets pour mes ex-excès.
J’ai dressé la liste,
De tous les métiers même ceux à éviter,
Chanteur, coiffeur, homme d’affaire, militaire…
Deuxième tentative de gagner sa vie,
Entouré de ses amis,
Pourvu que ça fonctionne,
J’entends le clairon qui sonne.
Combien de % de types en ce moment,
Gagnent un salaire avec ce qu’ils rêvent de faire ?
4, 3, 2, 1, 0 ?
C’est qu’avec des zéros qu’on fait les plus cadeaux.


Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point »)

Guitare/Chant : Batlik
Basse : J M Pelatan

11 juin 2006

Les enchères

J’en sais quelque chose

De toutes ces foires aux instruits

Qui nous imposent

De ne pas re-décorer notre univers

Disait un parfait inconnu

En écrivant à son frère.

C’est plus sûr de pouvoir envisager

Le monde et son passé,

Lui répondait son cadet.

Ça fait plaisir, de se dire,

Qu’on gagne de l’argent

Avec un emploi sérieux,

Ça rassure au moins les parents.


Il y a que je peux pas me passer

De voyager, euros_5b1_5d

J’ai jamais pu supporter

La stabilité.

J’apprends à aimer mon métier

En travaillant

Et j’apprends à progresser

Assidûment.


Et le temps passait, passait, lentement.

Et l’inconnu travaillait comme un dément.

Merci 1000 fois d’avoir,

Mais un peu trop tard,

Permis au jeune homme d’accéder

A la postérité.

J’en sais quelque chose

De la pauvreté, ses déboires et ses névroses.

Et une putain usée

Est 100 fois plus belle

Qu’une fille embourgeoisée

Des quartiers nord de Bruxelles.

Comme c’est beau de pouvoir satisfaire

Une femme honnête

Lui répondait son petit frère.

Ça fait plaisir, de se dire,

Qu’on fait un enfant

A une dame sérieuse,

Ça rassure au moins les parents.


Il y a que je peux pas me passer

De compagnie

Et on peut pas laisser pourrir

Les gens dans le souci.

Envoie nous donc 100 francs,

Pour nous et l’enfant.

J’ai pas encore le niveau

Pour vendre tous mes tableaux.


Et le temps passait, passait, lentement.

Et l’inconnu travaillait comme un dément.

Merci 1000 fois d’avoir,

Mais un peu trop tard,

Permis au jeune homme d’accéder

A la postérité.


J’en sais quelque chose

De tous les problèmes d’argent

Et de santé que je te cause.

Mais dis toi bien, frangin,

Dis le à ta femme,

Que soit je rembourse tout,

Soit je rends l’âme.

L’argent qui passe entre mes doigts

Me revient avec les toiles

Que tu m’envoies.

Et à propos, frérot,

Dis le à ton cerveau,

Qu’on a autant besoin

Qu’on a autant besoin d’oseille

Que de ses deux oreilles.

Il y a que je peux pas échapper

A certaines crises, eurospieces

La solitude et l’air du sud

Me font lâcher prise.

On pourrait trouver des artistes

En abondance,

De quoi remplir tous les asiles

De toutes les villes de France.


Et le temps passait, passait, lentement.

Et l’inconnu travaillait comme un dément.

Merci 1000 fois d’avoir,

Mais un peu trop tard,

Permis au jeune homme d’accéder

A la postérité.


Batlik  (Batlik 2004 « à brûle pourpoint »)

Batlik : Guitare Chant, Chœur

JM Pelatan : Basse

06 juin 2006

L’ambition

C’est avec

Celle de droite

Que t’as réchauffé la joue gauche

De cette tête à claques.

T’as dit 

« On ne baise pas deux filles à la fois

Surtout quand la première c’est moi »

C’est avec

Celle de gauche

Que t’as séché ses larmes

En lui disant bien :

« Voici venu la fin d’une idylle

Qui aura duré trois ans trois mois et trois jours, pile.

Mais ne t’en fait donc pas,

Je penserai à toi,

Dans chacun de mes bouquins,

Quand les dix doigts de mes mains,

Auront fait de moi une écrivain. »

C’est avec

Celle de droite

Que t’as posé sur la route

Et « là-bas si j’y suis »

Dans un sac.

T’as dit :

« Ces carnets de route me font

Pousser des doutes

J’ai peur de mourir idiote

Si je reste au fond de ta grotte. »

C’est avec 

Celle de gauche

Que t’as refermé le sac

Et poussé son épaule.

T’ as dit : mains

« J’emporte le petit porte clefs

Que tu m’as donné,

Celui qui bipe

Quand on le siffle

Histoire de pas l’oublier.

Mais ne t’en fait donc pas,

Je sifflerai chaque jour,

Tellement je serai heureuse,

Que les dix doigts de mes mains

Aient fait de moi, une voyageuse. »

C’est avec

Celle de droite

Que t’as croisé les doigts

En racontant tes cracs.

T’as dit :

« Non je sais pas ,

C’est pas moi pourquoi

J’étais même pas là la preuve tu vois,

Ca me fait de la peine

Que tu penses ça de moi ».

C’est avec

Celle de gauche

Que t’as fait comme si

Tu tombais dans les pommes

T’as dit :

« Je sais jouer la comédie

Et tout le monde croit tout ce que je dis

Vite des tracts j’envisage

De créer mon parti.

Mais ne t’en fait donc pas,

Je parlerai de toi

Dans les plus hautes des sphères,

Quand les dix doigts de mes mains

M‘ auront emmené au ministère. »


Comme les hommes, les femmes demandent

Et comme les femmes, les hommes rassemblent

Leurs deux mains pour…

Grimper toujours plus haut,

Fini de laver le bas du rideau

Par amour.


Mais l’ambition est une gangrène

Qui pourrit les veines des deux sexes

Et, comme par réflexe…

Celui de droite ou celui de gauche,

Si tu regardes tes poignets,

Tu verras que tu as

Les deux poings serrés.

Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point »)

Guitare / Chant : Batlik

Basse : J M Pelatan


03 juin 2006

Le minou

Comment je m’appelle

Et pourquoi je saigne ?

Je crois que celle que j’aime

Veut voir l’autre bord de la Seine.

On était pourtant bien, de ce coté là,

Y avait elle, moi et je sais plus très bien.

Elle avait pourtant tiré des plans sur ma comète

Et une comète, ça peut être mignon tout plein.

Mais je la regarde accoster sur la rive d’en face

Et j’ai du mal à distinguer tout ce qui se passe.


Alors Comment je m’appelle

Et pourquoi je saigne ?

Je crois que celle que j’aime

Veut voir l’autre bord de la Seine.

La Méditerranée coulait jusqu’au Sacré-Cœur,

Pourquoi a t elle hésité entre voile et vapeur ?

C’est peut-être ce qui peut arriver

Quand on a trop d’affinités,

On finit par regarder du même coté.

Alors je regardais vers elle

Et elle regardait vers celles,

Qui marchent nonchalamment

Sur l’autre bord de la Seine.

Le soleil se lève, je sais pas si j’ai raison,

Mais je vais aller l’attendre au-dessus du pont.

Parce que

La Méditerranée coulait jusqu’au Sacré-Cœur,

Pourquoi a t elle hésité entre voile et vapeur.

Seul sur mon pont j’attends qu ‘elle refasse surface,

J’interroge l’horizon et je regarde les gens qui passent.

La paranoïa

Me dit que tout le monde sait pourquoi je suis là,

Et j’entends déjà rigoler le minet rasé et musclé

Qui dit :

« C’est pas à moi que ça arriverait

Ma poule n’en a que pour ma queue,

Elle sait qu ‘un homme un bon un vrai

Y a pas mieux. ».

Mais toi, même pas je t’explique,

Pour toi, même pas j’articule.

Va postuler pour le prochain Breillat

Et sort de ma bulle.

Parce que

Seul sur mon pont, j’attends qu ‘elle refasse surface,

J’interroge l’horizon et je regarde les gens qui passent.

Je me fous bien de savoir

Si elle sera brune avec les seins en poire.

C’est pas parce qu’elle me quitte pour « une »

Que je broie du noir.

Si je suis au bord de l’eau

C’est que j’ai perdu ce que j’avais de plus beau.

Sans elle j’ai peur de ne plus pouvoir.

Il est midi passé,

Elle ne reviendra jamais sur le quai,

J’essuie le bout de mon nez

Parce que Paris sent mauvais.

En face de moi la Seine,

De chaque coté les gens qui vont qui viennent,

Je ne perdrai pas le goût des autres.

Je chante « Il est des nôtres ».

Mais ça passe toujours…

C’est ce que tout le monde

Dit tout le monde sait

Tout partout, tout partout, tout partout, autour.

Ça fait réfléchir, pour l’avenir,

On médite sur soi même quand on a de la peine.

Alors je pense à moi et je me demande bien,

Ce que j’ai de trop masculin.

J’aime pas le sport, même le foot m’endort,

J’ai pas de poils au torse et chaque fois je m’efforce,

De baisser la lunette des toilettes,

Je ne ronfle pas, d’ailleurs je ne dors même pas.

L’insomnie est ma meilleure amie,

Comme ça pas de problèmes de jalousie.

Seul devant ma glace,

Je me demande ce qu’il aurait fallu que je fasse

Pour ne pas qu’une autre le fasse à ma place.

Je me déshabille pour voir ce qui me sépare des filles,

Ce petit bout de chair fait de moi un célibataire.

Voilà à qui tenait ma relation conjugale,

Moi qui pensais que c’était pour mon coté cérébral.

Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point »)

Guitare, Chant, Chœur, violon : Batlik

Basse, Samples : J M Pelatan

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22 mai 2006

L’aigri

Découpe le en 2, si tu veux,

Fracasse lui le nez

Poche lui les yeux.

Il fera moins le malin

Sous le feu des poings.

Il ne dira rien

Mais dis toi bien

Que dés le lendemain

Il recommencera

A dire ce que tu as fait

Et qui tu l’as fait.

C’est pas des coup, même bien portés,

Qui lui feront tout,

Tout oublier.

Alors,

Découpe le en 2, si tu veux,

Fracasse lui le nez

Poche lui les yeux.

Mais rappelle toi en lui tordant le coup

Qu’il sait tout.

Crache lui dessus,

Tire lui les cheveux,

Fous toi de sa gueule,

Dis lui qu’il a une petite queue.

Il fermera sa bouche

A chaque nouvelle couche.

Il ne dira rien

Mais dis toi bien.

Que dés le lendemain

Il recommencera

A dire ce que tu as fait

Et a pourquoi tu l’as fait.

C’est pas des insultes

Même bien ciblés,

Qui lui feront tout,

Tout oublier.

Alors

Crache lui dessus,

Tire lui les cheveux,

Fous toi de sa gueule,

Dis lui qu’il a une petite queue.

Mais rappelle toi en parlant de vous,

Qu’il sait tout.

Mais pourquoi dont ?

Et bien parce que…

Il collecte des informations,

Sur toutes ses relations.

Il n’a pas d’amis

Que de futurs ennemis.

Voilà ce que sa vie pourrie lui a appris.

Il attend patiemment chaque engueulade,

Pour déverser savamment sa marmelade,

Pour cracher sa bile

A la face de débiles

Lui il gagne de l’argent

Il a pas peur des gens.

Il aurait voulu devenir un artiste

Pour conquérir et dominer la piste.

Mais il se sent tellement mal dans son

élément…

Il se sent tellement chiant et tellement triste…


Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point »)  

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21 mai 2006

L’esthète

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Il existe un pays au-delà de l’océan   

Avec un drapeau comme le nôtre

Bleu, blanc et rouge, au vent.

Bleu comme la mer

Blanc comme l’argent

Et rouge comme le sang

Qui coule de cet argent.

Pourtant les gens qui vivent là-bas

Sont tellement gentils,

Ils nous ont sauvé deux fois,

Bien merci

Mais pourquoi continuer

A êtres si charmants ?

Tous ces cadeaux, en 50 ans, non, vraiment.

Le Coca Cola

franchement fallait pas

Les films de pantins,

merci mais de rien.

normandi_juin_19441Le nouveau charme,

d’un nouvel idéal,

Et bientôt le goût des armes ?

Non merci, mon général.

C’est peut-être pour mon bien,

Mais je refuse de me convertir

En un bon chrétien

Qui bouffe et puis qui tire

Sur le fils de son voisin

Parce qu’il à tué son propre fils,

Dans la cour des grands,

A cause du petit écran.

Pendant que des familles, perdent leurs enfants,

Leur pays apprend la paix au Proche-Orient.

Et pendant qu’un père, perd son fils

L’armurier du coin fait des bénéfices.

Quand on réfléchi à la naissance des

Etats-Unis, une chance pour le monde,

De fabriquer un nouveau pays,

On se demande pourquoi,

Ce melting-pot, n’a pas permis à tous ces potesdol

De devenir amis.

Peut-être parce que ce n’est pas si facile

De se faire des amis,

Dans une lutte pour la terre, le travail et la vie.

La terre appartient, à son propriétaire,

Le travail à celui qui lui donne sa vie,

Et la vie, alors à qui ?

A celui qui la gagne ou a celui qui là déjà  gagné ?

Au self-made-man

Ou à celui qui n’a jamais rien fait ?

« Le sens de la vie était entièrement caché

par la solution du problème de se maintenir à flots »

Henry Miller est le père de ces mots ?

Dans l’huile bouillante du self-made-man qu’il a jeté du haut

De son échelle sociale.

Mélanger un peu de concurrence,

Avec un beau symbole

Chacun a sa chance.

Vous obtenez le goût du fric et de la démence.

Vous obtenez l’Amérique en transe.

Mais mon pays est-il meilleur que le leur ?

Bientôt la seul différence, sera le changement d’heure.

J’ai peur d’entendre un jour mon fils me dire :

« Papa t’aurais dû m’appeler Curtiz… »

J’ai peur de ne plus voir qu’une seule culture

bouton_cocacolaPartout les mêmes enseignes

Et les mêmes devantures.

J’ai peur de voir en photo

Un buchman avec un beau bébé

Un beau sourire blanc

Et bout de Bic Mac coincé, entre les dents.

Mais comment moi, simple citoyen,

Je me protége du dollar américain ?

Du fou puritain qui pourrit son pays

Et qui pourrit la terre aussi

A force de pisser sur l’écologie.

Comment moi simple citoyen,

Je me protège de l’appel du gain ?

Devenir aussi riche qu’une tête d’affiche

Qui ta laisser dormir sous l’affiche

Deux ou trois bons à riens.

Lancer des slogans, vivre autrement

Vendre du bonheur et penser différent.

Mais que de lieux communs

Pour une chanson sans refrain.

L’américano-critique est devenu démagogique.

Et moi en chantant ça on me fera passer pour quoi ?

Un Bourgeois Bohème aux idées romantique c’est ça ?

Et pourtant le coca me donnes mal aux dents,

Mais sûrement pas autant

Que le gamin qui a vu ses parents

Au pied du mur, finie l’aventure

Pour que le profit profite

Au profiteur, videz les lieux vers 17 heures

Passer une semaine dans une famille sans salaire.

Passer quelques jours

En Afrique à gratter la terre.

Passer une minute, sur le cratère d’une bombe,

Et s’arrêter de parler 180 secondes.nina_simone

Mais quand j’pense à

Duke Ellington ou Robert De Niro

Dans Jake La Motta.

Quand je ferme les yeux en écoutant 

Nina Simone.

Je m’sens mieux car l’Amérique est là.

Avec ses plus grands esprits

Et ses plus belles voix

Ses idées nouvelles

Et ses histoires d’autrefois.

Alors je modère mon comportement

Et le doute prend la place de l’acharnement.

C’est souvent dans la fange des pays mal gouvernés

Qu’on trouve des anges

En humain incarnés.

Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point) 

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18 mai 2006

Amad

bleu

Dans une ville de quelques habitants

Derrière un boulevard trop bruyant

J’ai quitté ma grande entreprise

Le temps que mes soucis réduisent

Pour pouvoir enfin partager

Les bruits du bistrot d’à côté

Il avait la bouche écorchée

Et la posture de l’éméché

Apres une minute de silence

Comme il avait deux verres d’avance,

On c’est retrouvé nez contre nez

Et j’écoutais ses vieux péchés.

Il se souvient vaguement d’après l’accident

Quand on l’a remmené,

Qu’il à du raconter la voiture volée

Et l’alcool dans le sang.

Il a dit : « forcement pour ce que j’ai fait,

Faut que je sois puni. »

Il a 29 ans et 8 mois sans sursis.

Mais voilà la France est faite comme ça,

Ca fait plus de 2 ans

Qu’on lui a promis un bel enfermement,

Il attend.

Et le pire là dedans, c’est que parfois,

Il se met à penser

Qu’ils l’ont oublié.

Dans une pièce d’un appartement

Je vois Paris vivre autrement,

J’ai ma normalité qui baisse,

D’un cran, jusqu’à celui des gens,

Mon tempérament ne veut plus,

Ne plus parler aux inconnus.


J’ai peur de te voir devenir aussi grise.

Que la vue de Paris

De derrière cette église de briques rouges,

Qui résume la ville en deux couleurs

Et deux type d’excès.

Le rouge qui crie ou le gris qui se tait.

J’écoute la reine du soir

Ou bien le caïd du trottoir

Gueuler sur le type rangé

Et le type rangé fait le type rangé

En rangeant sa langue

Dans son histoire.

Les capitales

Changent les gens qui s’y installent,

J’ai peur de la couleur que tu prendras

Une fois là…


La pendule avait rendu l’âme.

Je me suis tourné vers une jeune femme

Et je lui ai demandé calmement,

Elle ma répondu « ça dépend

10 heures au-dessus de ce vieux comptoir

Pas plus de 9 heures en Cote d’Ivoire ».

C’est que son mari est un africain,

D’un noir d’ébène qu’on remarque si bien,

Pour une histoire de vieux papiers

De zones d’attentes en long courriers,

Voilà sa femme assise ici,

A me raconter sa nouvelle vie.

Elle dit : « Y faut pas croire à me voir comme ça

Que je désespère.

Je suis mon propre état, mes propres droits

Et je légifère.

Je vole des juges, des magistrats

Pas pour leurs billets,

Pour leurs papiers d’identité.

Je découpe ça en 1000 morceaux,

C’est tellement plus beau.

J’envoie ces confettis à mon mari,

Il les entoure de cuir.

Ça fait de beaux souvenirs

Pour les touriste

Qui retournent à Paris

Avec des papiers français,

Dans leurs gris-gris ».

Dans une pièce d’un appartement,

Je me rapproche un peu plus des gens,

J’espère devenir un type banal,

Du type qui ceux qui ne se donne pas de mal

Pour attiré l’œil du voisin

A coup de bobards ou de baratin.


J’ai peur de te voir devenir aussi grise.

Que la vue de Paris

De derrière cette église de briques rouges,

Qui résume la ville en deux couleurs

Et deux type d’excès.

Le rouge qui crie ou le gris qui se tait.

J’écoute la reine du soir

Ou bien le caïd du trottoir

Gueuler sur le type rangé

Et le type rangé fait le type rangé

En rangeant sa langue

Dans son histoire.

Les capitales

Changent les gens qui s’y installent,

J’ai peur de la couleur que tu prendras

Une fois là…

Mais si je tourne la tête.

Je vois que le bar s’est rempli,

Il faudrait que je mette

Mes idées au propre

Sur un bout de carton.

J’ai tellement de mal à terminer

Jusqu’au bout de carton.

Parce que ici tout est beau tout est vrai tout est chaud,

C’est rempli de types rangés

Et c’est pourtant là que je voudrais passer

Le reste de mon temps

Loin du parisien puant,

Qui répond pas quand tu lui parles

Ici chez nous on perd pas de temps.

Loin de la parisienne, cette jolie sirène, tellement fière de vivre ici

Qu’elle en oublie pourquoi elle vit.

En tout cas pas pour moi,

Ni pour les gens qui sont là

Dans ce petit bistrot en plein Paris,

Juste à côté de là où elle vit.

Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point ».)

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