Batlik - Vu Par Bulle

Batlik Vu Par Bulle: Actus, Photos, Paroles, Vidéos... BATLIK a des choses à nous dire et il les dit bien…

06 novembre 2006

Discutons

1915 sur un trottoir de Brest,

Les gens discutent des nouvelles

De l’Est.

Paumée dans le flot des jambesgrand_mere

Serrées des gens du quartier,

Une gamine de 5 ans respire

Le café torréfié.

Les odeurs, c’est souvent ce qui reste

Même celles d’un trottoir de Brest.

J’imagine le bruit de 4 sœurs,

Dans un appartement, du temps ou

Brest avait des couleurs.

J’imagine le silence d’une mère

Qui se demande quoi faire.

J’apprends l’Histoire devant

Des petits tas de pommes de terre

En regardant filer les pelures

D’entre les doigts d’une grand-mère.

1950 l’Indochine ne veut plus

Qu’on lui dise toi qu’on lui dise tu,

La fille es devenue femme

Et suit son beau commandant,

Au son des bombardements,

Les sons, c’est souvent ce qui reste

Même ceux qu’on déteste.

Professeur pour l’empire colonial,

Est-ce qu’on emporte dans ses bagages

Toutes ses leçons de morale,

Et qu’est ce qu’on part apprendre à

Des gosses pendant une guerre ?

A « penser différent » ou bien à

Lancer des pierres ?

J’comprends l’Histoire dans les vestiaires

D’un restaurant militaire

En mélangeant les képis noirs

Sous les yeux d’une grand-mère.

Une ride sur le front ça y est je vieillis

Mais les gens disent que non.

J’ai plus assez de mémoire

Pour porter le poids de mon histoire.

Une ride encore un petit effort

Ca y est je suis vieille c’est pour de bon,

Alors discutons.

1977,

Un ange pète et je sors le bout de ma tête, bat_petit1

Elle a dû s’approcher de derrière ses lunettes

Et dire « c’est l’image de sa mère

28 ans en arrière ».

Les images, c’est souvent ce qui reste,

Celles qu’on fourre dans le fond

Des poches des vestes.

Je me souviens des histoires

D’un ancien militaire,

Et d’un juron gueulé trop fort

Derrière le fort d’un trésor,

Et puis plus tard des habits noirs

Pendant qu’on enterre,

Son beau militaire.

J’oublie l’Histoire devant les portes

D’un cimetière,

J’ai des images des sons des odeurs

Et le bras d’une grand-mère.

Un matin sans avoir l’air de rien,

Un petit souci mécanique

Apparaît et c’est la panique.

C’est le début de la fin.

La fin, c’est souvent ce qui reste,

Pour raconter une dernière histoire

A ceux qui restent…

Je me souviens d’une petite vieille

Qui monte les yeux au ciel

Pour chaque pilule, une petit prière

C’est du bon dans le miel.

Une dernière guerre avant le cimetière

Dans une chambre blanche

Et on finit par s’endormir

Un dimanche.

Une ride sur le front ça y est je vieillis

Mais les gens disent que non.

J’ai plus assez de mémoire

Pour porter le poids de mon histoire.

Une ride encore un petit effort

Ca y est je suis vieille c’est pour de bon,

Alors discutons.


Batlik (Assis là 2005 «à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, voix

J M Pelatan : Basse, cornet, kalimba

édité pour la 1ere fois le 29 juin 2006

(Edit du 6 novembre 2006 :  Il y a des jours comme ça, ou j'ai besoin, envie, de mettre une chanson en 1er sur le blog....

Et bien aujourd'hui  "Discutons"  se sera donc la chanson du jour et  je ne l'ai pas choisi par hasard.... 

Pour toi Alex... )



09 octobre 2006

Sa vie

Elle travaillait pour un typecredit_cards

Dont les sales mains se

Baladaient bien trop souvent

Sur ses petites seins et

L’odeur de sa bouche

Comme ses cravates en cuir

La faisaient presque vomir…

Elle ne faisait pas ça

Parce qu’elle le valait bien

Mais pour remplir sa bouche

Et celle de ses bambins

C’est la joie du crédit,

Et celle de l’assurance

Qu’elle avait sur sa vie…

Elle n’avait pas le temps

De voir venir.

Elle n’avait pas l’argent

Pour éviter le pire.

Elle avait tout le temps

Perdu dans son sang

Quelques tranquillisants

Et 5 ou 6 verres

Du plus pourri des vins blancs.

Regarde comme ont les laissent

Se suicider.

Les pauvres comme elle

N’avaient qu’à pas oublier,

De mieux participer

A la consommation

Pour l’essor de leur région.

Regarde comme ils lui tendent

La corde pour pouvoir se pendre.

Peut être qu’au dernier moment

Ils pourront lui vendre

Un lot de suppositoires

Qui aident à garder l’espoir,

Avec un cadeau un miroir.

Elle n’avait pas le temps

De voir venir.

Elle n’avait pas l’argent

Pour éviter le pire.

Elle avait tout le temps

Perdu dans son sang

Quelques tranquillisants

Et 5 ou 6 verres

Du plus pourri des vins blancs

Elle sent sa tension monter

En ouvrant son courrier

Et monter un peu plus

En poursuivant le bus.

Elle casse de l’intérieur

Embrasse les postérieurs

De ceux qui lui promettentepuise

Une vie meilleure.

Elle sait tout

Ce qu’elle doit faire

Pour la faire redescendre

Elle sait ce qu’elle doit boire

Elle sait qu’elle doit attendre

Encore un petit instant

Histoire de faire semblant

De ne plus se souvenir

Que sa vie…

Sa vie se gagne plus

Qu’elle ne se vit (ter).

Elle veut simplement

S’allonger un instant

Et remonter les couvertures

Confortablement.

A l’extérieur de son intérieur

Ca y est

Elle n’a presque plus peur.

Quiconque entrerait à

Cet instant précis

Aurait l’impression de voir

Une femme endormie.

Mais qu’on ne s’y trompe pas

Cette femme ne dort pas.

C’est juste qu’elle oublie.

Qu’elle n’a pas le temps

De voir venir.

Qu’elle n’a pas l’argent

Pour éviter le pire.

Qu’elle a tout le temps

Perdu dans son sang

Quelques tranquillisants

Et 5 ou 6 verres

Du plus pourri des vins blancs


Batlik (Assis là 2005 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, voix

JM Pelatan : Basse, cornet Woodbock


24 juillet 2006

Son œil gauche

Pour une fois que j’avais trouvé

Une place devant la porte d’entrée

Qui aurais pu m’avertirBatlik03

Que la journée allait mal finir.

Je me suis pas tout de suite souvenu

Ou je l’avais déjà rencontré

Et j’ai oublié de lui demander

Dès qu j’ai vu qu’elle s’approchait.

Tellement ce qu’on allait faire ensemble

Ma semblé plus important

Que tout ce qu’elle avait bien pu faire

Avant.

Je venais de passer près de 2 ans

A regarder passer les amants.

J’avais pris l’habitude le soir

De voir les filles changer de trottoir.

Je devais sentir le renfermé

Je m’étais bien trop laissé aller.

Des champignons sur le bout de mes pieds

Et dans mes slips des araignées.

J’avais le cœur aussi sec qu’une pierre,

Elle a dit allons boire un verre,

J’ai bu et tout a tournée…

Je me dis qu’elle m’indiffère

Que n’importe qu’elle autre fille

Ferait l’affaire

Mais j’ai peur qu’elle me plaise vraiment

Il se passe quelque chose dedans….

Je me dis fais attention

Parce que ton cœur s’emballe

Pour de bon

Mais comment faire autrement

Il se passe quelque chose dedans.

Son œil gauche ma fait trébucher

J’ai rien trouvé pour me rattraper

Et depuis je me demande

A quelle vitesse exactement

Je tombe.

Elle ma donné rendez vous

Un peu plus tard dans la soiréeoeil

J’ai pris mes jambes à mon cou

Vite un miroir et un évier.

J’ai coupé tout ce qui dépassait

J’ai gratté là où ça partait

Et j’ai récité devant le miroir

Tout ce que j’allais lui dire le soir.

J’avais les jambes en coton

J’ai enlevé la sueur de mon front

J’ai poussé fort sur mes talons

Et je me suis envolé.

Je jure que je l’ai faite rigoler et

Je jure que je l’ai embrassé.

J’ai perdu ma confiance en moi

Quand elle a dit ça s’arrête là.

Elle ne parlait pas de sexualité

Mais bien de l’histoire d’une journée

J’ai dit « Hein ? Quoi ? Va y S’te plait

Répète moi ça ? »

Avec la meilleure des raisons

Je la regarde tourner les talons

Elle part tout droit et tourne….

Je me dis qu’elle m’indiffère

Que n’importe qu’elle autre fille

Ferait l’affaire

Mais j’ai peur qu’elle me plaise vraiment

Il se passe quelque chose dedans….

Je me dis fais attention

Parce que ton cœur s’emballe

Pour de bon

Mais comment faire autrement

Il se passe quelque chose dedans.

Son œil gauche ma fait trébucher

J’ai rien trouvé pour me rattraper

Et depuis je me demande

A quelle vitesse exactement

Je tombe.

Je suis rentré en roulant doucementJe_chercheMaPlace

A écouter grincer mes dents.

Je sentais mes poils repousser

Et mon odeur que revenait.

Je collectionne toutes les phrases en si

Donne moi une bouteille j’y mets paris.

Je collectionne les histoires pourries

Donne moi une feuille j’y mets ma vie.

Et pour finir cette belle journée

Plus de place devant la porte d’entrée

Alors

Pendant des heures j’ai tourné…


Batlik (Assis Là 2005 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, voix, chœurs

JM Pelatan : Basse


16 juillet 2006

Aux Innocents

"La France cachent bien des choses au fond de son sac à secrets,

De sombres histoires étatiques comme son service d’action civique.

Comme un honnête prisonnier qui échangerais sa liberté contre de petite compromission

Services rendu à la Nation.

Je trafic, tu trafic, nous trafiquons,

Mais eux en ont le droit, parce que il le fond pour l’Etat.

Politique et voyoucratie se mêlent se fondent et puis se lient.

Comme le fait l’orgeat dans l'anis.

Un vielle élu de la République, caché dans les fins fond de Neuilly,

Cultive encore la nostalgie du temps ou la dame blanche Marseillaise

Traverse l’Atlantique, et s’en allé polluer les veines de l’Amérique.

Mais il se console bien vite, parce que ses son équipe à lui qui encore aujourd’hui,

Tien bon les rennes de notre beau pays."

Y a pas de justice, qu’il se dit

En grattant son sexe tout petit

A défaut de le voir…

Qu’es ce qu’on bouffe bien

Dans le Var.drapeau_france

Il s’en met plein la panse

Et il s’en met plein les poches

En remplissant des sacoches

D’argent encore tout noir…

C’était un agent du gouvernement

En Afrique ou bien au Liban

En haut serviteur de l’Etat

Un trafiquant qu’on arrête pas.

En se rappelant de sa Base Bidon

Et de sa « French Connection »

En se souvenant des basses besognes

Flics et voyous mains dans les pognes.

Cet homme se sert un verre

C’est la myrte qu’il préfère

A la mémoire de ses méfaits

Il vient d’être nommé préfet.

Aux innocents

Les mains pleines d’argent,

Salies par le sang collé

Sous les ongles d’un président.

Aux innocents,

Les mains pleines de sang

Une fière équipe voyoucratique

A pris les rennes

Du gouvernement.

Commerçant en anis

Ou bien chef de la police

Faut savoir jongler

Avec les responsabilités.

Il a de bons réseaux

Et on a de bonnes raisons,

De faire attention,

Quand on lui tourne le dos.

C’est lui celui qui a

Les meilleurs hommes,

Les durs, les vrais

Ceux qui assomment,

Tout ce qui bouge,

Surtout quand c’est rouge.

C’est lui celui qui a

La meilleure cam,

Les meilleurs flics

Les meilleures armes

Au fond des états

Tu crois qu’il se passe quoi ?

S.A.C bien pour lui…

Des comptes au Canaries ?

Et S.A.C bien pour lui…

Une immunité pour la vie ?

Aux innocents

Les mains pleines d’argent,

Salies par le sang collé

Sous les ongles d’un président.

Aux innocents,

Les mains pleines de sang

Une fière équipe voyoucratique

A pris les rennes

Du gouvernement.

Alors prend donc ça

C’est du non,

C’est du 11.43

C’est fait pour toi et moi

Avec une seule balle

T’arrache un bras.

Ca te rappelleraelysee

Le bon vieux temps

L’époque ou t’étais artisan

En morphine base

Et armement ?

Est-ce que tu y penses encore

En t’endormant ?

Un monde meilleur

Ne serait pas un monde

Où les voyous n’existeraient pas.

Un mon meilleur

Ce serait un monde

Où ils ne fréquenteraient pas l’Etat

C’est l’histoire d’un pays

Qui pervertit ses bandits

Drôles de façons

Pour une réintégration.

Ca parle de cam, de fric, d’impunité

De lourds trafics étatisés,

Ca parle de l’Afrique…

Et de son pillage organisé.

Ca parle de ceux qui encore aujourd’hui

Confondent mafias, et puis partis,

Ca parle de sang, chut,

Ecoute un instants,

On entend les gouttes tomber,

Du toit de l’Elysée.


Batlik (Assis là 2005 « a brûle pourpoint »)

Batlik : voix, guitare, clavier

JM Pelatan : Basse, clarinette

10 juillet 2006

Sous son lit

De derrière ses lunettes usées

Il pense,

Que la vie n’est pas si facile,

Qu’il voudrait retomber en enfance.

Du temps ou la seule de ses peurs

Etait de ne pas savoir qui

Se cachait sous son lit.

Mais nos peurs se précisent avec l’âge

Comme le suspens au fil des pages

D’un livre ou le poids de l’argent

A écrasé celui de la vie

D’un livre ou tous les honnêtes gens

S’en vont cacher sous leur lit

Leurs économies

Ils disent,

Méfiez vous surtout des petite bandes

Et faites confiances à nos grands groupes

Tous les policiers vous défendent

En ce cachant au bort des routes

Ayez peur de tout sauf de nous

Et faites attention à vos sous

Y a un étranger derrière vous.

Il n’est pas dit qu’on ne sache pas vivre

Les uns sur les autres

Mais c’est plus dur si l’on nous ligue

Les uns contre les autres

C’est diviser pour mieux régner

Et protéger pour mieux épier

Le citoyen satisfait.

Il ferme tout à double tour

Et prend toujours le même détour

Pour ne pas avoir à traverser

Le parc mal éclairé

Il est comme ces moustiques le soir

Qui vont de lumières en lumières

En évitant le noir.

Il a peur

De son voisin

Et du voisin

De son voisin,

Sa peur fait le tour de la terre

Et revient derrière lui

En le faisant sursauter

Sans même faire de bruit.

Nous sommes le vendredi 13 juin

Et aujourd’hui

Il semble qu’on vole au citoyen

Sa liberté de réfléchir et

Le droit de se munir

D’une pensée personnelle

Et individuelle.

Nous sommes le vendredi 13 juin

Et nos superstitions auront toutes

Disparues demain.

Emportées par une ère nouvelle

Ou toutes nos peurs artificielles

Seront toute droit sorties

Du journal télé du jeudi…

En tout cas moi je sais

Tout ce qu’il y a sous mon lit

Et ce n’est pas un étranger transi

Qu’en veut à mes économies.

Ce n’est pas un jeune mal éduqué

Ou un fils d’immigré,

Qui pour le plaisir de nuire

S’en prend à ma sécurité.

Sous mon lit, sont cachés

3 types au sourire acéré,

Un homme d’affaire

Un ministère

Et un petit banquier avisé,

Qui gère le compte et les billets

Que l’homme d’affaire

Me pousse à dépenser,

Pendant que le ministère

M’attache au lit

Avec du ruban adhésif

Estampillé démocratie.

De derrière ses lunettes usées

Il pense

Que la vie n’est pas si facile,

Qu’il voudrait retomber en enfance.

Du temps ou la seule de ses peurs

Etait de ne pas savoir qui,

Se cachais sous son lit.

Batlik (Assis là  2004 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, voix

JM Pelatan : Basse

27 juin 2006

L’autoroute

Sa vie est comme

Un embouteillage

En plein mois d’août

A la saison des grands voyages

Et les vacances

Sont les aires d’autoroute

Il faut toujours

Reprendre la route.

Un instant il est, un routier sympa

Et l’instant d’après, un excité

Au volant sous le bras

On change tous

Avec les kilomètresstress

Suivant qu’on ouvre

Ou qu’on ferme sa fenêtre.

Beaucoup d’entre nous ont chaud,

Avec sur le front,

De grosses gouttes d’eau.

Pendant que l’autres, juste à côté,

Profitent de l’air climatisé.

Et tout le monde se met

Sur le bas côté.

Pour laisser passer les cortéges

Policiers.

C’est sur les hommes d’état

Comprennent nos malheurs

En nous coupant la route

A 230 à l’heure…

Alors on lève la tête en l’air,

Il y a la télé qui filme

D’un hélicoptère.

Tout le monde regarde les pales

Secam, c’est comme si elles

Tournaient à l’envers.

Et encore plus haut dans le ciel,

Doit sûrement passer

Un industriel, dans son

Jumbo-jet,

Des contrats,

Pleins sa serviette,

De nos jolies contrats

Sur nos jolies petites têtes.

Est-ce que c’est la sueur ?

Où le fait d’être assis

A faible hauteur,

Qui t’empêche de voir

Si loin.

Qui fait que tu t’en prends

A ton plus proche voisin.

Au routier sympa,a20_nuit_file_fb1

Au type avec le volant

Sous le bras,

A tous ceux qui ne conduisent

Pas comme toi.

Continue comme ça

Et un beau matin

Tu te retrouveras,

En slip dans un jardin

En train de gueuler :

Putain, je suis ici chez moi !

Mais non t’es juste

Sur une trois voies

Qui t’emmène tout droit

Là ou tu ne sais pas,

Et entre toi et moi…

Et la seule différence

C’est que je me suis assis

Sur la bande d’arrêt d’urgence.

Batlik (Assis là 2004 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, voix, chœurs

J M Pelatan : Basse, ms 20

15 juin 2006

Cocubinage

Saoul comme un

Tchécoslo-roumain

Je l’ai vu tomber sur moi

Comme les gamins

Tombent sur leurs mains

J’attendais qu’il se décide

A me faire regretter

Son désespoir,

Et je savais qu’il viendrait

Dés qu’il aurait fini de boire.

Tout le monde nous regardait

Parce que

Tout le monde nous jugeait.

Tout le monde nous jugeait,

Parce que

Tout le monde savait…

Que depuis un mois

Le plus heureux des couples

C’était celui qu’on formait

Sa femme et moi.

Après avoir laissé passer

Le quart d’heure d’insultes délecté

Par tout l’ensemble du bar,

C’était gratuit pour

Les saints ce soir…

Je l’ai regardé se relever

Aussi satisfait qu’un militaire,

Qui aurait tiré en l’air

Pour tuer un ver de terre.

Je me suis levé à côté de lui.

J’ai mis mon épaule

Sous son bras.

L’assemblée semblait vexée

Que tout n’ait pas dégénéré

En nous ouvrant la porte

Un type franchement vert

Nous a même proposé

D’aller niquer nos mères.

Je m’attendais

A deux questions :

Soit pourquoi ?

Soit t’as pas honte ?

En relevant le bout du menton

Il m’a demandé pourquoi

Je n’avais pas honte ?

Parce que rien n’était prévu

Qu’il ne s’agit pas

D’une histoire de cul

Et que si je n’avais

Pas pris de détour

Je n’aurais jamais

Connu cet amour.

Je voulais lui dire

Combien elle était belle

Quand c’est lui qui m’a dit

Qu’il avait oublié

De se souvenir

Combien elle était belle,

Fallait que j’arrive

Pour qu’il puisse

S’en rappeler…

Et puis

Il a dit qu’on allait

Peut être se lasser,

Mais que si

J’étais reparti

Elle m’aurait

Toujours aimé.

Du plus profond de sa beuverie

Ce type là a franchement

Tout compris :

Les plus constant des amours

Son parfois ceux qui tournent court.

Tu sais moi aussi

Dans quelque temps

J’irais tomber dans les bras

De quelqu’un

Tout comme les gamins

Tombent sur leurs mains.

Batlik (Assis là 2005 « à brûle pour point »)

Batlik : Voix, guitare

J M Pelatan : Basse, theremin

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09 juin 2006

Ses dépendances

Il ne lèvera

Sûrement pas ses yeux

Vers ses yeux à elle,

Quand elle découvrira

Qu’encore une fois

Des choses

Manquent à l’appel.

Et elle se souviendra

De chaque objet,

Et de tout

L’argent disparu

Pendant qu’il

Essayera de lui dire

Qu’il ne recommencera

Plus…

…La jolie bille

Tourne autour roullette_

Et plus le joueur

Compte les tours

Des trotteurs qui 

Courent dans les trèfles

Et du brelan

Qu’il a en main,

Demain

Tout sera sûrement

Arrangé

Voilà ce qu’on pense

Pendant qu’on joue.

Quand ce à quoi

Faudrait penser

C’est que demain

Faudra payer.

Après avoir

Montré sa fierté

En ayant défoncé

Le placard de l’entrée

Il ira s’insulter

Tout haut

Pour mieux oser

Se faire pardonner.

Mais le pardon

S’écroule

Quand la tété à disparue.

Mais le pardon

S’écroule

Quand on aime plus…

…La jolie bille

Tourne autour

Et plus le joueur

Compte les tours 4as1

Des trotteurs qui 

Courent dans les trèfles

Et du brelan

Qu’il a en main,

Demain

Tout sera sûrement

Arrangé

Voilà ce qu’on pense

Pendant qu’on joue.

Quand ce à quoi

Faudrait penser

C’est que demain

Faudra payer.

C’est fou

Comme son cerveau

S’endort

Sous le poids

Du tort.

A chaque fois

Que recommencent

Ses dépendances.

Demain le rouge

Sortira…

Ou bien il ne

Viendra pas…

Demain les as,

Seront là,

Il est prêt à parier

Tout ce qu’il a…

…La jolie bille

Tourne autour 

Et plus le joueur

Compte les tours

Des trotteurs qui  brelan

Courent dans les trèfles

Et du brelan

Qu’il a en main,

Demain

Tout sera sûrement

Arrangé

Voilà ce qu’on pense

Pendant qu’on joue.

Quand ce à quoi

Faudrait penser

C’est que demain

Faudra payer.


Batlik (Assis Là 2005 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare/ voix/ chœur

JM Pelatan : Basse

23 mai 2006

Les blousons blancs

Vivre avec la peur au ventre,

Se retourner chaque fois

Qu’on rentre

Chez soi.

Surveiller ses arrières,

Toujours laisser passer

Le type qui marche derrière.

Trouver une place pour mieux voir,

Qui entre et qui sort du bar.

Toujours demander discrètement,

Est-ce que tu connais le type

Au blouson blanc.

Le romantisme de l’homme traqué

N’existe pas dans la réalité,

Quand on sait quelqu’un

Nous attend au prochain tournant

Tout le monde se met à porter

Un blouson blanc.

Que ce soit un clandestin

Une prostituée ou bien

Un poète cubain.

Que ce soit un journaliste

Ou le fils du voisin

Qui s’est mis dans un sal pétrin.

Mais Chacun d’entre eux se retrouvera

Dans tous les autres

Au moment ou il sursauteront

Tout en même temps

En s’apercevant que juste devant

S’est assis un type

Au blouson blanc.

Le romantisme de l’homme traqué

N’existe pas dans la réalité

Quand on sait quelqu’un

Nous attend au prochain tournant

Tout le monde se met à porter

Un blouson blanc.

Spéciale dédicace à tous ceux qui

Par manque de cran

Choisissent de régler leurs petits

Différents

En allant chercher de plus forts

Que soit

Dans le quartier des négociants

En gros bras.

S’il arrive qu’un beau jour

Qu’entre toi et moi

Un désaccord voit le jour

Ça arrive parfois

Prends s’il te plait la peine

De discuter

Mais n’envois pas quelqu’un d’autre

Me chercher

Parce que je sais que….

Le romantisme de l’homme traqué

N’existe pas dans la réalité

Quand on sait quelqu’un

Nous attend au prochain tournant

Tout le monde se met à porter

Un blouson blanc.

Batlik (Assis là 2005 « à brûle pour point »)

Batlik: Guitare, voix, choeur

JM Pelatan: Basse

Post sur le forum de Batlik, à lire !!

13 mai 2006

L'abandon

Il est tard
Non en fait
Pas très tard
Mais en tout cas
Trop tard
Pour que toi et moi
On se voit
Et surtout pour que moi
Je vienne
Jusqu’à chez toi.

Ne me demande pas de me souvenir
Du temps
Ou je venais même
Par mauvais temps,
Quand je venais
À n’importe quelle heure
Avec le sourire
Et des fleurs
Parce que ce temps-là
Moi quand j’y repense
Je me dis que c’était
Un autre gars
Mais sûrement plus moi.

Je ne me souviens plus
De la première fois
Ou je me suis dit
Je ne t’aime plus
Je ne sais pas pourquoi
D’un jour à l’autre
Tout ce qui me plaisait
M’ a d’un coup énervé chez toi.

J’aime plus les bruits
Que tu fais quand tu dors
J’aime plus ton rire
Je le trouve toujours
Trop fort
Alors je quitte la pièce
Mais même là,
Je te jure que
Je l’entends quand même
Ces choses là
Ne s’arrangent pas,
Ne me dis plus jamais
Que tu m’aimes
Parce que
Quand tu dis ca.

J’ai l’impression
D’être un monstre
Mais comment
Je peux penser ca de toi ?
Je te regarde assise là
Et je vois :

Quelqu’un,
Qui m’a toujours voulu
Que du bien.
Quelqu’un
Qui m’a dit oui
Quand je lui ai dit viens.
Quelqu’un,
Que j’ai l’impression
D’avoir toujours connu
Mais quelqu’un,
Que je ne connais plus.


Je ne te regarde pas
Je ne te souris pas
Je ne fais pas attention à toi
À chaque fois,
Qu’on voit des gens
C’est simple
Dès qu’il y a quelqu’ un d’autre
Pour moi
T’existe plus vraiment.

J’ose même plus penser
À notre mono position sexuelle
Bienvenue au royaume
De la relation bi-mensuelle.
C’est triste de se dire
Qu’il ne nous reste plus
Que des souvenirs
C’est dur à dire
Mais faut bien le dire.

Alors,
Je compte jusqu’à 3
Et je commence à parler
Toi tu commences à paniquer
Je regarde tes yeux
Devenir tout rouges
Pendant que tu montres
La porte du doigt
En gueulant Bouge
Bouge de chez moi.

En descendant la cage d’escalier
Je presse le pas
Pour plus t’entendre crier
Ça y est, je fuis.
Quelqu’un a dû rajouter des marches,
Ou alors c’est l’effet du hash
Mais plus je m’échappe
Et plus ta voix me rattrape.
Pendant que je descends
Je sais maintenant
L’abandon est un crime
Et la fuite est
Son châtiment.

Quelqu’un,
Qui m’a toujours voulu
Que du bien.
Quelqu’un
Qui m’a dit oui
Quand je lui ai dit viens.
Quelqu’un,
Que j’ai l’impression
D’avoir toujours connu
Mais quelqu’un,
Que je ne connais plus.

Batlik : guitare, voix
J.M Pelatan : clarinette
Batlik (Assis Là 2005 « à brûle pour point »)

 

L_abandon

Sources

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