Batlik - Vu Par Bulle

Batlik Vu Par Bulle: Actus, Photos, Paroles, Vidéos... BATLIK a des choses à nous dire et il les dit bien…

01 juillet 2006

Les gens et les évènements + Vidéo

Relever la tête et s'apercevoir

Que tout a changé

Que l'inconnu est venu se glisser

Sur les visages dans tous les bruits

Et dans les rues

Tic toc ont fait les secondes

Qui m'ont emmené

Là où je n'avais jamais mis les pieds avant

Et j'ai comme l'étrange impression d'être arrivé

Maintenant que je me suis perdu


Mais ne me montre pas le bon chemin

Car je ne sais pas si j'ai envie de rentrer chez moi.

Je ne suis pas sûr de vouloir revenir

Là où les autres connaissent de moi

Le meilleur mais aussi le pire


Ce n'est pas le temps qui nous change

Mais les gens et les évènements

Qui nous rentrent dedans

Et c'est chaque fois en me promenant

Que j'arrive à me rappeler

À quel point je suis laid


Parce que tu m'as parlé aussi franchement

Qu’on puisse parler à quelqu'un qui a mal agit

Et j'ai ressenti pour la première fois

La sensation d’être jugé par quelqu'un

Qui en avait le droit


Plic ploc faisaient les grosses gouttes

Sur mon front

Pendant que j'essayais de ne plus entendre le son

De cette putain de voix qui résonnait

Au fond de moi

À répéter: il a raison


En sortant de chez toi,

Je dévisageais les plus grands que moi

En espérant qu'ils me rentrent dedans

Qu’une bonne raclée sur le bord du trottoir

Me ferait sombrer pour un instant

Dans un agréable trou noir


Ce n'est pas le temps qui nous change

Mais les gens et les évènements

Qui nous rentrent dedans

Et c'est chaque fois en me promenant

Que j'arrive à me rappeler

À quel point je suis laid


Là où je vais toutes les rues m'emmènent

Au même endroit

Là où j'ai des conversations avec moi

Lorsque je me perds pour chaque fois

Un peu mieux me retrouver

Lorsque je deviens moins laid


Alors je rentre chez moi

Avec ma prise de conscience sous le bras

Et je m'en vais retrouver tous les gens

Qui m’entoure

Prêt a leur refourguer de l’amour.


Batlik (Juste à Côté 2006 « à brûle pour point »)

Batlik: guitare/ chant/ choeurs

J.M Pelatan: basse/ clarinette/ kalimba

 


Batlik  Relever la tête

envoyé par MamSelle_Bulle

edité pour la 1ere fois le 7 juin 2006



17 juin 2006

Un dernier cri

Le lendemain de ton départcorse_satellite

Je partirai et j'irai voir

De l'autre côté de la mer

Le petit triangle dans l'hémisphère

Parce que quelque chose

Se cache là bas

Quelque chose comme une partie

De toi

Quelque chose qui fait

Que chaque fois que j'y vais

C’est comme si

T’y étais aussi

Et mes larmes gorgeront les rivières

Et mes deux mains écorcheront la terre

J’arrêterai les passants en leur demandant

Est ce que quelqu'un peut me parler

De mon père

Ensuite j'écouterai

Toutes les histoires

Les fausses et puis les vraies

Je m'accrocherai aux souvenirs

De tous ceux qui ne t'auront

Pas vu vieillir

Puisque je sais dès maintenant

Que de toutes les façons

Je n'aurai jamais assez de temps

Pour te poser les vrais questions

Qui es tu que voulais tu

Que je devienne ou que je fasse

Pour que je puisse te regarder

En face

Et mes larmes gorgeront les rivières

Et mes deux mains écorcheront la terre

J’arrêterai les passants en leur demandant

Est ce que quelqu'un peut me parler3283600991

De mon père

Après j'irai piquer une tête

Juste en face de la chapelle des grecs

La plus grande des inspirations

Me fera plonger

Tout au fond du bouillon

Et au milieu des milliers

De bulles d'oxygène

J’irai retrouver cette moitié

De mes gènes

Je pousserai un dernier cri

Pour que ça passe

Avant de regagner la surface

Et mes larmes gorgeront les rivières

Et mes deux mains écorcheront la terre

J’arrêterai les passants en leur demandant

Est ce que quelqu'un peut me parler

De mon père

Batlik (Juste à côté 2006 « à brûle pour point »)

Batlik: guitare tenor/ chant/ clavier/ choeurs

J.M Pelatan: cornet

02 juin 2006

Comme le coyote

Bien sûr évidemment

Sont les deux seuls mots

Que tu prononces tout le temps

L’air fier les épaules en arrière

Tes certitudes t'ont donné l'habitude

De ne plus te poser aucune question

De ne répondre que par oui ou par non

L’index pointé sur chacune de tes idées

Sûr de tes convictions

Un vrai petit Napoléon

Comme le coyote dans les dessins animés

T’es au dessus du vide

Mais tu continues à marcher

Qu’est ce qu'il se passera

Quand tu regarderas en bas

Lorsque ton empire sous tes pieds

S'effondrera

Tu tombes et tu retombes

Tu descends et tu redescends

Droit sur l'endroit

Où le doute t'attend

Tu tombes et tu retombes

Tu descends et tu redescends

Droit sur l'endroit

Où ta vérité n'existe pas

Tout ce que j'apprends de toi

N’est jamais dans ce que tu dis

Mais dans ce que tu ne dis pas

Jamais dans ce que tu as fait autrefois

Mais dans ce que tu fais maintenant

Et dans ce qu'on fera toi et moi

Je n'aime pas recevoir de leçons

Mais j'apprécie toutes les explications.

Je n'aime pas entendre fais ça et

Fais le comme ça

Je préfère demander

S’il te plait montre moi

Comme le coyote dans les dessins animés

Tu dessines un tunnel

Sur un morceau de rocher

Qu’est ce qu'il se passerait

Si tu t'apercevais

Que je peux le traverser

Mais pas toi


Tu tombes et tu retombes

Tu descends et tu redescends

Droit sur l'endroit

Où le doute t'attend

Tu tombes et tu retombes

Tu descends et tu redescends

Droit sur l'endroit

Où ta vérité n'existe pas

Alors est ce que tu viens avec moi

On essaiera d'oublier tout ce que l'on sait déjà

On emportera comme seule et unique notion

Que le doute existe

Derrière chaque prise de position

Il est temps de reprendre la route

Peut être qu'on passera entre les gouttes

Peut être que là vers où l'on va

Quelqu’un nous attend ou peut être pas

Mais comme deux touristes perdus à l'étranger

On marchera côte à côte

En essayant de se retrouver

Bien incapables de répondre à la question

Êtes vous certains que ce chemin est le bon.

Batlik (Juste à Côté 2006 « à brûle pour point »)

Batlik: guitare/ chant/ choeurs

J.M Pelatan: basse/ clarinette

comme_le_coyote1

31 mai 2006

Le nouveau producteur

Au pied d'un grand fauteuil en cuir

Sur un plancher fait de bois vénitien

Un petit chien regarde dormir

Son maître en lui léchant la main

C’est le nouveau producteur

Celui d'aujourd'hui

Celui qui fait son beurre

Et l'argent de celui ci

Le producteur de disques

Ne prend plus aucun risque

Son empire

Ne semble pas prêt de mourir

Libre comme un artiste aujourd'hui

C’est être bardé de contrats de contraintes

De livres de comptes de plaintes

Contre ceux qui vendent et exploitent

Le substantifique rien

Tu te retrouveras en chien

Devant deux portes blindées

Bloquées par deux vigiles

Protégeant les intérêts

Des capitaux privés

Que tu leur auras cédé

Comme on cède à une femme

Ou comme on vent son âme

Mais pas au diable

Pas au diable

À un entrepreneur véreux

Savoir lequel importe peu

Puisque tous sont complices

D’avoir un jour poussé le viceles_nouveaux__producteur

Jusqu’à dire vas y signe là

Et ta chanson on l'entendra

Partout tout le temps

Ça fera plaisir à ta maman


Jusqu’à penser qu'il est normal

Qu’un artiste du Bengale

Et qu'un autre en Amérique

Bossent pour la même filiale

Pour une brochette d'actionnaires

Les bras croisés le cul par terre

Qui attendent et attendent

Que tombent leurs dividendes

Pour un type qui fait trembler

Le ministre des finances

En lui disant soit vous m'aidez

Soit ma boîte quitte la France

Mais vas y arrache toi

Emporte tes merdes avec toi

Emporte ton monopole

Cette sombre mafia.

Emporte toute ta coke

Tes clics et tes clacs

Personne autour de moi

Ne rêve d'une tournée à la Fnac

Pars sans payer tes dettes

On garde nos pourcentages et toi

Garde tes miettes

Au pied d'un grand fauteuil en cuir

Sur un plancher fait de bois vénitien

Un petit chien regarde dormir

Son maître en lui léchant la main

Batlik (Juste à Côté 2006 «à brûle pour point »)

Batlik: guitare tenor/ chant/ clavier/ choeurs

J.M Pelatan: basse

A l'intérieur

Un petit bout de ficelle

Autour de son cou 

Un petit bout de chiffon

Pour ne plus rien sentir du tout

C’est l'enfermement

Qui fait qu'à cet instant

Un prisonnier s'évade en passant par

Un noeud coulant

Un tout petit dérapage

Suffit pour se retrouver

Les deux pieds dans une cage

À mordre un morceau d'oreiller

Pour peu que madame la justice

Ait écouté monsieur l'état

Maintenant on resserre les vis

Je veux parler de celles du bas

La justice a toujours raison

C’est ce que se disent les procureurs justice1

Avant d'avoir à jeter

Quelqu’un en prison

Ce n'était pas Venturi, Blémant ou Renucci

Ni les Napolitains le père Imbert

Ou Mondoloni

Pas d'organisation

De filière ou de protection

Juste 8 mètres carrés

De quoi se pendre

Et le temps de penser

Les parrains en prison

Sont aussi rares que les billets d'avion

On enferme les faits divers

Les grandes gueules et puis leurs petits frères

Lourdes sont les conséquences

De l’internement à outrance

Aussi lourdes que le poids d'un corps

Qui se balance

La justice a toujours raison

C’est ce que disait le président

Avant d'avoir à changer

La constitution

Chaque maison a sa pièce la plus sombre

doc_6511Comme chaque source de lumière

Apporte son ombre

C’est le pharmacien qui se pique

Le petit curé qui s'astique

Une pipe pour une promotion

Tout ce qu'on cache tout au fond

Qu’en est il de la grandeur d'une nation

Où droits de l’Homme et dignité

S’arrêtent aux portes des prisons

Qu’en est-il de ceux qui vivent à l'intérieur

Ceux qu'on fait passer pour des monstres

En ne disant pas qu'il y en a qui pleurent

La justice a toujours raison

C’est ce que se disaient ses parents

Avant de retrouver leur fils

Pendu en prison


Batlik (Juste à Côté 2006 « à brûle pour point »)

Batlik: guitare/ chant/ clavier

J.M Pelatan: cornet

29 mai 2006

J'avance

Tu la connais

L’histoire du bourgeois

Qui voudrait que l'on croie

Qu’il est tout sauf bourgeois

Pourquoi

Parce que dans la musique

Il paraît que ça ne se fait pas

Parce que dans la musique

Il paraît que ça ne se dit pas

Le monde des musiciens

Comme partout ailleurs

A ses communautés

Ses clans ses petits secteurs

Et comme partout ailleurs

Il y a de la compétition

Et comme partout ailleurs

On retrouve pas mal de cons

Du rappeur qui pense

Que sortir du ghetto

Est juste suffisant

Pour faire de lui un pro

Jusqu’à la petite pépée

Qui ne pense pas beaucoup

Mais qui croit qu'elle est belle

Et que c'est déjà beaucoup

Les deux se trompent

À mon avis

C’est qu'il faut travailler

Pour devenir Puccinobatlik033

Autant qu'il faut bosser

Pour devenir Di Franco

Combien de caricatures

Combien de postillons

Vont encore venir brailler

Leurs petites oppositions

Ici la panoplie du chanteur engagé

Et là celle de celui qui veut pas y toucher

D’un côté le rebelle balaize et enragé

Et de l'autre l'artiste frêle et torturé

Mais surtout pas de mélanges

Dans leur composition

On pourrait ne plus comprendre

Vraiment qui ils sont

Des gens dont le talent

Ne dépasse pas vraiment

Le temps qu'ils ont passé

À choisir leur courant

Je remercie mes parents

Pour tout ce qu'ils m'ont donné

Autant que je remercie le talent

Des artistes que j'ai pillés

Et je me fous de savoir qui tu es

Que ton Curriculum vitea

Si tu sors du monde ouvrier

Ou bien d'un petit nid douillet

Parce que tu n’es pas monté sur scène

Pour te faire embaucher

Mais pour chanter ta fredaine

Alors chante la et applique toi

Et si après ton show

Tu penses à autre chose

Que est ce que oui ou non

Ce soir t’a été bon

Dis toi juste que le temps que tu te poses

Toutes tes petites questions

J’aurai déjà écrit pas mal de petites chansons

Que le temps que tu trouves tous tes arguments

Moi j'aurai travaillé sur mon instrument

Parce que j'agis plus vite que tu penses

Et je bouge plus vite que tu danses

Alors arrête toi si tu veux

Mais moi j'avance.


Batlik (Juste à Côté 2006 « à brûle pour point »)

Batlik: guitare/ chant

J.M Pelatan: basse

27 mai 2006

Manille

C’est maintenant couple01_013

Qu’on retire nos vêtements,

Tous nos habits le haut,

Le milieu et le bas aussi.

Et j’avoue qu’à cet instant,

Ben je suis peut être, peut être

Un peu moins confiant,

Parce que cela fait tellement longtemps,

Que je n’ai pas touché une fille

La dernière fois je crois me souvenir

Qu’il neigeait sur Manille

J’espère que c’est comme le vélo

Que ça ne s’oublie pas

Que je n’aurais pas trop mal au dos.

C’est maintenant,

Que tu m’invites à rentrer tout doucement,

Comme c’est charmant chez toi, 45291

C’est juste assez étroit pour toi et moi.

Et j’avoue qu’à cet instant,

Je me trouve plutôt performant,

Même si cela fait tellement longtemps,

Que je n’ai pas touché une fille

La dernière fois je crois me souvenir

Qu’il neigeait sur Manille

J’espère que c’est comme le vélo

Que ça ne s’oublie pas

Que je n’aurais pas trop mal au dos.

C’est maintenant,

Que je ressens comme un endormissement,

Avant que Morphée ne vienne nous chercher,

Il faut que tu saches combien je te suis reconnaissant,

De m’avoir permis de te voir

Permis de te toucher, permis de te partager

Parce que cela faisait tellement longtemps,371621

Que je n’avais pas touché une fille

La dernière fois je crois me souvenir

Qu’il neigeait sur Manille

Maintenant je sais que c’est comme le vélo

Non ça ne s’oublie pas

Et j’ai déjà très mal au dos.


Batlik (Juste à côté 2006 « à brûle pour point)

Batlik: guitare/ chant/ clavier/ choeurs

J.M Pelatan: basse/ cornet/ ms 20

18 mai 2006

Juste à côté

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Je vis juste à côté de Paris

La d’où je viens c’est un peu qui je suis

Un banlieue parisien

Blanc et gris.


Du plateau de Gravelle on voit toute ma région

Ses tours ses ponts et ses pavillons

Ses deux grandes cheminées qui en fumant

Plongent Ivry dans un brouillard blanc.


La nuit les rues deviennent toutes oranges

La ville se vide et c’est vrai que c’est étrange

Une ville toute éclairée

Et sans personne avec qui communiquer.


Mais quelque fois dans le RER A

Une fille pose ses fesses juste en face de moi

Et en la regardant s’endormir

Je me demande si elle voudrais ou pas

Parce que si jamais elle me regardait

Il se pourrait que je revienne pille la semaine d’après

Même jour même heure

Juste au même moment

En espérant qu’elle ait le même emploie de temps.


Terre à terre, ville contre ville

Paumé dans une sphère au milieu de centaines

D’aberrations

Tout cela conditionne ma résignation.


Je vis juste à côté de Paris

La ou des millionnaires

Sous de grands parapluies verts

Prennent le monopole du savoir et des affaires

Et ou tout es permis

Juste pour peu que tu puisses y mettre le prix.


La ou des encarts publicitaires

Prennent le monopole

Du bon goût et ce qui doit plaire

Et où on interdit que les murs se couvrent

De graffitis


Alors ou se trouve la réalité la dedans

Elle a du se faire racheter pas un groupe

Euro-texan

Bien sur qu’on peu racheter la réalité

Quand on possède les bonnes parts de marché.


Ou se trouve l’imaginaire la dedans

Quand de jour en jour de plus en plus de gens

Comprennent très bien l’utilité d’un homme d’affaires

Mais se demande artiste à quoi ça sert.


Terre à terre, ville contre ville

Paumé dans une sphère au milieu de centaines

D’aberrations

Tout cela conditionne ma résignation.


Un sac de ciment sec posé sur un morceau de trottoir

Attend patiemment qu’un ouvrier lui apporte à boire

Et le dépose savamment entre les briques des bâtiments

Pour mieux colmater nos réalités

Celle des riches avec des riches

Dans des quartiers vidés

Et puis des pauvres sur des pauvres

Dans des quartiers bondés

Moi d’abord moi d’abord

Quand il y en a plus y en a encore

Tellement d’efforts pour si peu de réconfort

Tellement d’effort pour si peu d’essor.


Des différences à faire pâlir toute en famille sénégalaise

Expulsés un beau matin

Allez hop du balai, des berlines qui tournent

En cherchant une place,

Chérie met ta zibeline ça fait plus classe.


Des dizaines de maux, de tête des centaines d’allergies

Une bonne dose de solitude et de bruits

Bienvenu l’ami dans la citée d’aujourd’hui.

T’as même pas idées de ce a quoi tu t’habitueras

T’as même pas idée à quel point tout ça te changera

Ici les pierres s’entasse à la même place

Et tout le monde répète :

« Qu’est ce que vous voulez que j’y fasse » (4 fois)


Terre à terre, ville contre ville

Paumé dans une sphère au milieu de centaines

D’aberrations

Tout cela conditionne ma résignation.


Batlik (Juste à côté 2006 « à brûle pour point »)

Batlik: guitare/ chant

J.M Pelatan: basse/ cornet/ ms 20

 


rer2

13 mai 2006

Une petite Gangrène

Si seulement tu savais

à quel point j’attendais,

de te voir me demander

un petit service

de quoi te dépanner.

C’est aujourd’hui

que tout s’inverse

et que tu deviens celui qui a besoin

que je lui file

un petit coup de main.

Mais…

La rancune a poussée dans les veines

comme une petite gangrène

et maintenant je ne suis plus sûr de rien.

Est-ce que je dois me souvenir du temps

ou l’on galérait autant

ou bien l’époque ou tu te retournais

en me croisant.

Redis moi ce que ça fait

de se sentir dépendant

du bon vouloir des gens.

De devoir demander

tout le temps bien poliment.

Quelle position

j’ai sur ta liste de sollicitations.

J’espère pour toi

qu’il y a encore quelqu’un derrière moi

Parce que…

La rancune a poussée dans les veines

comme une petite gangrène

et maintenant je ne suis plus sûr de rien.

Est-ce que je dois me souvenir du temps

ou l’on galérait autant

ou bien l’époque ou tu te retournais

en me croisant.

Assis dans l’escalier,

je t’écoute me rappeler

Combien il était beau

le temps ou on se tapais dans le dos.

On se regardais et de suite

on ce comprenais,

deux bons amis,

deux acolytes qui s’aidaient.

Assis dans l’escalier,

je n’arrive pas à oublier,

combien il était beau,

l’enfant que tu m’as fait dans le dos,

l’enfant de salaud,

qui m’a laissé la tête sous l’eau,

l’enfant de putain

qui fait celui qui me veut du bien

Mais…

La rancune a poussée dans les veines,

comme une petite gangrène

et maintenant je ne suis plus sûr de rien.

Est-ce que je dois me souvenir du temps

ou l’on galérait autant

ou bien l’époque ou tu te retournais

en me croisant.

Batlik (Juste à côté  2006 «à brûle pour point»)

Batlik: guitare/ chant/ clavier

J.M Pelatan: basse

batliknb02

12 mai 2006

Léa A

Lea a
quelque chose qui fait
que je n'ose pas lui dire que j'ai
une certaines attirances
et que je pense
qu'elle conjugue le chien et l'élégance

Lea a
quelque chose qui fait
que je n'ose pas me rapprocher assez près
pour que mon souffle se mélange au sien
tout au plus certains soirs j'ose
lui toucher les mains

Et même quand la cocotte s’aventure

sur le siége avant droit de ma voiture

eh ben là moi non plus je n’ose pas

lui dire que je trouve qu’il y a

un problème dans la distribution des rôles,
est-ce que je suis le concubin ou juste le bon copain?
Un problème dans la distribution des rôles.
Est-ce que je suis le compagnon ou juste le bon con?

Lea a
quelque chose qui fait
que je n'ose pas lui demander s’il te plait

Est-ce que je peux mettre ma langue dans ta bouche

Et te montrer à quel point

tu me touches

Lea a
quelque chose qui fait
que je n'ose pas lui dire que je sais
beurrer mes tartines même de bon matin

ranger une cuisine et laver une salle de bains

Et même quand la cocotte s’aventure

sur le siége avant droit de ma voiture

eh ben là moi non plus je n’ose pas

lui dire que je trouve qu’il y a

un problème dans la distribution des rôles,
est-ce que je suis le concubin ou juste le bon copain?
Un problème dans la distribution des rôles.
Est-ce que je suis le compagnon ou juste le bon con?

Après quelques jours passés

à me demander les chances que j’avais ou pas

d’y arriver

me voila assis là ce soir

tout penché vers elle

et elle penché en arrière

à dire non merci tocard

vent de la bouche

j’attire les mouches

ce soir c’est moi ma guitare et je touche

l’acier froid du bout des doigts

les cordes tremblent

ça y est j’entend ma voix

Sauf que maintenant l’histoire

c’est moi qui l’écrit appelle ça comme tu veux

art ou thérapie

Léa ne me maquera plus

maintenant que je sais

qu’il n’y a plus

de problème dans la distribution des rôles (bis)

Batlik (Juste à côté 2006 « à brûle pour point »)

Batlik: guitare/ chant/ claviers

J.M Pelatan: basse/ clarinette

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