Il est tard
Non en fait
Pas très tard
Mais en tout cas
Trop tard
Pour que toi et moi
On se voit
Et surtout pour que moi
Je vienne
Jusqu’à chez toi.

Ne me demande pas de me souvenir
Du temps
Ou je venais même
Par mauvais temps,
Quand je venais
À n’importe quelle heure
Avec le sourire
Et des fleurs
Parce que ce temps-là
Moi quand j’y repense
Je me dis que c’était
Un autre gars
Mais sûrement plus moi.

Je ne me souviens plus
De la première fois
Ou je me suis dit
Je ne t’aime plus
Je ne sais pas pourquoi
D’un jour à l’autre
Tout ce qui me plaisait
M’ a d’un coup énervé chez toi.

J’aime plus les bruits
Que tu fais quand tu dors
J’aime plus ton rire
Je le trouve toujours
Trop fort
Alors je quitte la pièce
Mais même là,
Je te jure que
Je l’entends quand même
Ces choses là
Ne s’arrangent pas,
Ne me dis plus jamais
Que tu m’aimes
Parce que
Quand tu dis ca.

J’ai l’impression
D’être un monstre
Mais comment
Je peux penser ca de toi ?
Je te regarde assise là
Et je vois :

Quelqu’un,
Qui m’a toujours voulu
Que du bien.
Quelqu’un
Qui m’a dit oui
Quand je lui ai dit viens.
Quelqu’un,
Que j’ai l’impression
D’avoir toujours connu
Mais quelqu’un,
Que je ne connais plus.


Je ne te regarde pas
Je ne te souris pas
Je ne fais pas attention à toi
À chaque fois,
Qu’on voit des gens
C’est simple
Dès qu’il y a quelqu’ un d’autre
Pour moi
T’existe plus vraiment.

J’ose même plus penser
À notre mono position sexuelle
Bienvenue au royaume
De la relation bi-mensuelle.
C’est triste de se dire
Qu’il ne nous reste plus
Que des souvenirs
C’est dur à dire
Mais faut bien le dire.

Alors,
Je compte jusqu’à 3
Et je commence à parler
Toi tu commences à paniquer
Je regarde tes yeux
Devenir tout rouges
Pendant que tu montres
La porte du doigt
En gueulant Bouge
Bouge de chez moi.

En descendant la cage d’escalier
Je presse le pas
Pour plus t’entendre crier
Ça y est, je fuis.
Quelqu’un a dû rajouter des marches,
Ou alors c’est l’effet du hash
Mais plus je m’échappe
Et plus ta voix me rattrape.
Pendant que je descends
Je sais maintenant
L’abandon est un crime
Et la fuite est
Son châtiment.

Quelqu’un,
Qui m’a toujours voulu
Que du bien.
Quelqu’un
Qui m’a dit oui
Quand je lui ai dit viens.
Quelqu’un,
Que j’ai l’impression
D’avoir toujours connu
Mais quelqu’un,
Que je ne connais plus.

Batlik : guitare, voix
J.M Pelatan : clarinette
Batlik (Assis Là 2005 « à brûle pour point »)

 

L_abandon

Sources