Comment je m’appelle

Et pourquoi je saigne ?

Je crois que celle que j’aime

Veut voir l’autre bord de la Seine.

On était pourtant bien, de ce coté là,

Y avait elle, moi et je sais plus très bien.

Elle avait pourtant tiré des plans sur ma comète

Et une comète, ça peut être mignon tout plein.

Mais je la regarde accoster sur la rive d’en face

Et j’ai du mal à distinguer tout ce qui se passe.


Alors Comment je m’appelle

Et pourquoi je saigne ?

Je crois que celle que j’aime

Veut voir l’autre bord de la Seine.

La Méditerranée coulait jusqu’au Sacré-Cœur,

Pourquoi a t elle hésité entre voile et vapeur ?

C’est peut-être ce qui peut arriver

Quand on a trop d’affinités,

On finit par regarder du même coté.

Alors je regardais vers elle

Et elle regardait vers celles,

Qui marchent nonchalamment

Sur l’autre bord de la Seine.

Le soleil se lève, je sais pas si j’ai raison,

Mais je vais aller l’attendre au-dessus du pont.

Parce que

La Méditerranée coulait jusqu’au Sacré-Cœur,

Pourquoi a t elle hésité entre voile et vapeur.

Seul sur mon pont j’attends qu ‘elle refasse surface,

J’interroge l’horizon et je regarde les gens qui passent.

La paranoïa

Me dit que tout le monde sait pourquoi je suis là,

Et j’entends déjà rigoler le minet rasé et musclé

Qui dit :

« C’est pas à moi que ça arriverait

Ma poule n’en a que pour ma queue,

Elle sait qu ‘un homme un bon un vrai

Y a pas mieux. ».

Mais toi, même pas je t’explique,

Pour toi, même pas j’articule.

Va postuler pour le prochain Breillat

Et sort de ma bulle.

Parce que

Seul sur mon pont, j’attends qu ‘elle refasse surface,

J’interroge l’horizon et je regarde les gens qui passent.

Je me fous bien de savoir

Si elle sera brune avec les seins en poire.

C’est pas parce qu’elle me quitte pour « une »

Que je broie du noir.

Si je suis au bord de l’eau

C’est que j’ai perdu ce que j’avais de plus beau.

Sans elle j’ai peur de ne plus pouvoir.

Il est midi passé,

Elle ne reviendra jamais sur le quai,

J’essuie le bout de mon nez

Parce que Paris sent mauvais.

En face de moi la Seine,

De chaque coté les gens qui vont qui viennent,

Je ne perdrai pas le goût des autres.

Je chante « Il est des nôtres ».

Mais ça passe toujours…

C’est ce que tout le monde

Dit tout le monde sait

Tout partout, tout partout, tout partout, autour.

Ça fait réfléchir, pour l’avenir,

On médite sur soi même quand on a de la peine.

Alors je pense à moi et je me demande bien,

Ce que j’ai de trop masculin.

J’aime pas le sport, même le foot m’endort,

J’ai pas de poils au torse et chaque fois je m’efforce,

De baisser la lunette des toilettes,

Je ne ronfle pas, d’ailleurs je ne dors même pas.

L’insomnie est ma meilleure amie,

Comme ça pas de problèmes de jalousie.

Seul devant ma glace,

Je me demande ce qu’il aurait fallu que je fasse

Pour ne pas qu’une autre le fasse à ma place.

Je me déshabille pour voir ce qui me sépare des filles,

Ce petit bout de chair fait de moi un célibataire.

Voilà à qui tenait ma relation conjugale,

Moi qui pensais que c’était pour mon coté cérébral.

Batlik (Batlik 2004 « à brûle pour point »)

Guitare, Chant, Chœur, violon : Batlik

Basse, Samples : J M Pelatan

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