Sa vie est comme

Un embouteillage

En plein mois d’août

A la saison des grands voyages

Et les vacances

Sont les aires d’autoroute

Il faut toujours

Reprendre la route.

Un instant il est, un routier sympa

Et l’instant d’après, un excité

Au volant sous le bras

On change tous

Avec les kilomètresstress

Suivant qu’on ouvre

Ou qu’on ferme sa fenêtre.

Beaucoup d’entre nous ont chaud,

Avec sur le front,

De grosses gouttes d’eau.

Pendant que l’autres, juste à côté,

Profitent de l’air climatisé.

Et tout le monde se met

Sur le bas côté.

Pour laisser passer les cortéges

Policiers.

C’est sur les hommes d’état

Comprennent nos malheurs

En nous coupant la route

A 230 à l’heure…

Alors on lève la tête en l’air,

Il y a la télé qui filme

D’un hélicoptère.

Tout le monde regarde les pales

Secam, c’est comme si elles

Tournaient à l’envers.

Et encore plus haut dans le ciel,

Doit sûrement passer

Un industriel, dans son

Jumbo-jet,

Des contrats,

Pleins sa serviette,

De nos jolies contrats

Sur nos jolies petites têtes.

Est-ce que c’est la sueur ?

Où le fait d’être assis

A faible hauteur,

Qui t’empêche de voir

Si loin.

Qui fait que tu t’en prends

A ton plus proche voisin.

Au routier sympa,a20_nuit_file_fb1

Au type avec le volant

Sous le bras,

A tous ceux qui ne conduisent

Pas comme toi.

Continue comme ça

Et un beau matin

Tu te retrouveras,

En slip dans un jardin

En train de gueuler :

Putain, je suis ici chez moi !

Mais non t’es juste

Sur une trois voies

Qui t’emmène tout droit

Là ou tu ne sais pas,

Et entre toi et moi…

Et la seule différence

C’est que je me suis assis

Sur la bande d’arrêt d’urgence.

Batlik (Assis là 2004 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, voix, chœurs

J M Pelatan : Basse, ms 20