Elle travaillait pour un typecredit_cards

Dont les sales mains se

Baladaient bien trop souvent

Sur ses petites seins et

L’odeur de sa bouche

Comme ses cravates en cuir

La faisaient presque vomir…

Elle ne faisait pas ça

Parce qu’elle le valait bien

Mais pour remplir sa bouche

Et celle de ses bambins

C’est la joie du crédit,

Et celle de l’assurance

Qu’elle avait sur sa vie…

Elle n’avait pas le temps

De voir venir.

Elle n’avait pas l’argent

Pour éviter le pire.

Elle avait tout le temps

Perdu dans son sang

Quelques tranquillisants

Et 5 ou 6 verres

Du plus pourri des vins blancs.

Regarde comme ont les laissent

Se suicider.

Les pauvres comme elle

N’avaient qu’à pas oublier,

De mieux participer

A la consommation

Pour l’essor de leur région.

Regarde comme ils lui tendent

La corde pour pouvoir se pendre.

Peut être qu’au dernier moment

Ils pourront lui vendre

Un lot de suppositoires

Qui aident à garder l’espoir,

Avec un cadeau un miroir.

Elle n’avait pas le temps

De voir venir.

Elle n’avait pas l’argent

Pour éviter le pire.

Elle avait tout le temps

Perdu dans son sang

Quelques tranquillisants

Et 5 ou 6 verres

Du plus pourri des vins blancs

Elle sent sa tension monter

En ouvrant son courrier

Et monter un peu plus

En poursuivant le bus.

Elle casse de l’intérieur

Embrasse les postérieurs

De ceux qui lui promettentepuise

Une vie meilleure.

Elle sait tout

Ce qu’elle doit faire

Pour la faire redescendre

Elle sait ce qu’elle doit boire

Elle sait qu’elle doit attendre

Encore un petit instant

Histoire de faire semblant

De ne plus se souvenir

Que sa vie…

Sa vie se gagne plus

Qu’elle ne se vit (ter).

Elle veut simplement

S’allonger un instant

Et remonter les couvertures

Confortablement.

A l’extérieur de son intérieur

Ca y est

Elle n’a presque plus peur.

Quiconque entrerait à

Cet instant précis

Aurait l’impression de voir

Une femme endormie.

Mais qu’on ne s’y trompe pas

Cette femme ne dort pas.

C’est juste qu’elle oublie.

Qu’elle n’a pas le temps

De voir venir.

Qu’elle n’a pas l’argent

Pour éviter le pire.

Qu’elle a tout le temps

Perdu dans son sang

Quelques tranquillisants

Et 5 ou 6 verres

Du plus pourri des vins blancs


Batlik (Assis là 2005 « à brûle pour point »)

Batlik : Guitare, voix

JM Pelatan : Basse, cornet Woodbock